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Publié par c Montet

Lettre à Iphigénie

réponse ( Rencontre à Athènes )

C'est vrai, tu ne lui as pas écrit

C'est vrai, tu as été été lâche, et tu as fui,

Ces cadeaux qu'elle t'offrait :

Elle, sa vie, cet enfant qui venait ...

Quand tu l'as rencontré,

Par ce bel été

En Grèce, à Athènes

Près de la grande fontaine,

Tu avais laissé en arrière

Ton passé : l'Angleterre.

 

Cette parenthèse que vous aviez partagée,

Le temps d'une thèse, d'un bel été

N'était pour toi qu'un rêve,

Qu'un songe qui s'achève,

Qui ne deviendrait jamais réalité.

" Iphigénie ", comme tu aimais prononcer son prénom

Tu disais : " Il prend vie sur les murs du Parthénon ".

Elle était si fraîche, si attirante

Tu as ouvert la brèche de l'insouciance ....

Tu étais un autre , le bel amant

Libre léger comme le vent.

 

Et puis il a fallu revenir sur terre

Avec ton retour, en Angleterre,

Ton retour en enfer !

Elle t'a écrit souvent...

Tu pensais que votre aventure

Ne résisterait pas au temps

Tu n'étais pas assez mûr,

Pour avoir un enfant !

Alors tu as chassé son image

Et tu as épousé la fiancée sage

Avec qui tu t'étais engagé et avais donné ta parole.

 

Des années passées, sur les bancs de l'école.

Tu as pris un poste de chercheur

Dans une université du Nord

Dans tes livres et les bibliothèques

Tu n'as cessé d'être à la quête

De ce trésor que tu avais sacrifié

Sans remords, sur l'autel de la destinée.

Plus de quarante ans ont passé,

Et la maladie a gagné

Et tous ceux que tu as aimés sont partis.

Et cette nuit d'été, hier, aujourd'hui,

Tu relis ces lettres oubliées, abandonnées

Dans les profondeurs du passé.

 

Tu viens cette nuit d'écrire enfin

A Iphigénie du fond de ton chagrin

Les mots qui te bruûaient la main

La main , le coeur et, l'âme

Qui brûlaient telle la flamme :

"Iphigénie pourras-tu un jour,

Me pardonner, mon amour ?"

Rencontre à l'Alhambra

Silencieusement elle se promenait

Dans les somptueux jardins fleuris,

D'où mille et un parfums embaumaient,

La brise légère de l'après-midi.

Visitant les palais, les chapelles,

Elle aboutit au patio maure,

A la cour des Myrtes si belle

Et au salon des "Ambassadores".

Elle gagna la salle des Mozarabes,

Et pénétra dans la cour aux lions,

Contempla les arcades,

Les bassins ornés de floraison.

Les colonnettes de marbre blanc

Se reflétaient dans les eaux bleues,

Et leurs profils ravissants

N'étaient que plaisir pour les yeux !

Elle s'attarda dans ce lieu magique,

De candeur, de splendeurs mystiques.

Fascinée par les reflets du ciel

Sur les fleurs de nénéphars,

Elle ne s'aperçut pas que près d'elle

Un jeune homme au beau regard,

La suivait timidement

Dans son poétique voyage,

Et espérait l'instant,

Pour l'accoster, sur son rivage.

 

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