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Publié par c Montet

Amours d'Espagne
Après une longue année d'étude,

Qu'il était bon d'oublier sa lassitude

Dans un pays de soleil

Sur la côte vermeille

L'Espagne leur tendait les bras

A Marianne et à Priscilla.


Elles choisirent leur villégiature

Tout près d'un petit village de pêcheurs

Dominant la mer  et le ciel azur

A l'ombre des pins et de la chaleur.


L'été le bonheur la plage

Les crustacés, la mer les coquillages

Le paradis des vacances

Pour  leur rêves d'adolescence.


Elles étaient allées au petit port

Voir le lever du soleil  avant l'aurore

Parmi tous ces travailleurs de la mer

Il y avait Diego, ce garçon aux yeux verts.


Il leur sourit et vint leur parler

Les invita  à prendre un verre

Sur la terrasse face à la mer.

Il parlait  très bien le français.

Il leur  donna rendez-vous

A la  taverne des Andalous

Leur  fit connaître d'autres amis, Pedro, Roman et Sergy,

Et les entraîna dans une boite branchée

Où ils dansèrent à s'épuiser.

 

Marianne n'avait d'yeux que pour Diego

Qui répondit à son vœu le plus beau

Et enlacés comme de vieux amants

Ils en oublièrent le temps.

Sergy flirtait avec  Priscilla

Ils allèrent  tous deux se baigner.

Laissant leurs amis pantois,

Puis sur le sable mouillé

Ils se laissèrent tomber


Comme deux oiseaux blessés

Et leurs corps dénudés

N'en firent plus qu'un sous la lune

Sur ce matelas de fortune.


Nos deux demoiselles ne réapparurent qu'au grand jour

Rayonnantes, plus belles, métamorphosées par l'amour

Et vécurent des jours intenses

Comme une victoire à la  chance.


Puis ce fut la fin des vacances

Et le retour en France.

Nos amoureuses promirent  à leurs prétendants

De se revoir, de se téléphoner  souvent.
Mais les promesses de l'été

Sont comme des châteaux de sable

Qui disparaissent à la première marée

Sous les coquillages  et les crabes.


Elles  écrivirent à leurs princes de la fête

Des lettres qui restèrent muettes,

Téléphonèrent sans retenue

A des numéros inconnus.
Elles   retournèrent  en Espagne

Pour retrouver les hommes

Qu'elles avaient  tant aimés

Ne retrouvèrent personne :

Sergy et Diego  s'étaient envolés

Vers d'autres mâts de cocagne.

Un cœur en Provence

Souffle de jeunesse souffle de bonheur,

Regard qui caresse mon âme et mon cœur.

Semblable au soleil, tu es apparu

Du noir éternel, je suis revenue.

Et dans la lumière de cet étrange été,

Entre ciel et mer, eucalyptus, palmiers,

Ta douce présence signifia pour moi :

Éveil, renaissance, trouble, émoi.

Tu étais sans le savoir la réponse à mes questions,

L'image du miroir qu'étaient ma vie, mes illusions.

Combien de drames, de peurs, de larmes, de pleurs

Parsemèrent mon chemin , émaillèrent mon destin.

De ces moments amers il me reste toujours,

La crainte et le tourment, le doute de ton amour,

L'angoisse de demain, l'horreur du chagrin

La déception la solitude, l'abandon, l'habitude,

D'une existence d'ennuis

D'une conscience qui se fuit

Pour ne pas affronter la dure réalité.

Te cherchant et te fuyant je ne peux vivre sans toi

Qu'importe l'espace et le temps

La société, ses lois,

Je ne peux retenir mon âme folle

Et tu vis sans cesse en moi

Dans tous mes gestes et paroles

Il y a un peu de toi !

 

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