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Publié par Carmen Montet

On ne peut évoquer les " Lumières " qui furent à l'origine de la prise de conscience des Français face au pouvoir absolu et divin des rois et de la Révolution de 1789 qui conduisit notre pays vers la République et la démocratie sans évoquer Voltaire, Rousseau, Diderot ou encore Montesquieu. Ces " Lumières " ne furent pas que françaises certes, puisque le mouvement toucha l'Europe, notamment avec Kant, Spinoza ou encore Newton. Mais il reste sans conteste que les philosophes français furent ceux qui influèrent le plus sur le cours des choses et les changements qui s'opérèrent en rapport avec les idées qu'ils avaient développées.

Mouvement culturel, philosophique, littéraire et intellectuel qui émerge dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les Lumières œuvrent pour un progrès du monde, combattant l’irrationnel, l'obscurantisme et la superstition des siècles passés, ces membres ont procédé au renouvellement du savoir, de l'éthique et de l'esthétique de leur temps.

 

File:Montesquieu 1.pngMontesquieu ( 1689 - 1755 ) : Philosophe et penseur politique français.

Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu nait en 1689  au sein d'une famille bordelaise de magistrats de bonne noblesse auquel il restera toujours très attaché. Fait singulier, ses parents choisissent un mendiant pour être son parrain afin que toute sa vie il se souvienne que les pauvres sont ses frères.
Il étudie le droit et devient conseiller auprès du parlement de Bordeaux en 1714. En 1716, à la mort de son oncle il hérite de la charge du président à mortier (bonnet de velours) du parlement et du nom de Montesquieu.
Mais le jeune Montesquieu préfère le monde des plaisirs à celui du parlement. Passionné de sciences il mène des expériences d’anatomie de botanique de physique, puis oriente sa curiosité vers les hommes et l'humanité à travers la littérature et la philosophie.

En 1721, en Hollande, il publie anonymement «  Les lettres Persanes dans lesquelles il dépeint entre humour et satire la société française à travers le regard de visiteurs perses.
Elu  l'Académie française (1727), Montesquieu part faire un long voyage à travers l'Europe (Hongrie, Italie, Hollande, Angleterre), de 1728 à 1731, où il  étudie  la géographie, l'économie, la politique, les mœurs des pays qu'il visite De retour en France il se consacre à l’écriture de l’œuvre de sa vie : "l'Esprit des lois" (1748) qui rencontre un énorme succès.

Une des idées de Montesquieu, soulignée dans De l'esprit des lois et esquissée dans les «  Lettres Persannes « , est la théorie des climats, selon laquelle le climat pourrait influencer la nature de l'homme et de sa société. Il affirme d’ailleurs que certains climats sont supérieurs à d'autres, le climat tempéré de France étant l'idéal. Il soutient que les peuples vivant dans les pays chauds ont tendance à s'énerver alors que ceux dans les pays du nord sont rigides. Même si aujourd’hui cette idée porte à sourire, elle témoigne néanmoins d'un relativisme inédit à l'époque en matière de philosophie politique. Elle inaugure dans ce domaine une nouvelle approche du fait politique, plus scientifique que dogmatique, et s'inscrit ainsi comme point de départ des sciences sociales modernes. 

Mais surtout dans «  De l’esprit des lois «  il pose les principes fondamentaux des sciences économiques et sociales, au travers des lois qui régissent la société et tente de dégager la logique des différentes institutions politique. Il envisage trois types de gouvernement : la République, la monarchie et le despotisme. Dans cet « Esprit des lois «  il prône le principe de séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Très critique quant à l’absolutisme, il souhaite pour la France une monarchie constitutionnelle ( comme en Angleterre )

C’est en partie sur ses conceptions de l’organisation sociale et politique que les sociétés libérales s’appuient notamment en ce qui concerne la séparation des pouvoirs (bases de toute République ). Conceptions qui ont contribué à poser les principes des démocratie occidentales.

Voltaire,(1694-1778), Le moins que l’on puisse dire c’est que les idées de Voltaire lui valurent de nombreux séjours à la Bastille et de nombreux exils aussi , mais jamais l’homme n’y renonça, bien au contraire

François-Marie Arouet dit Voltaire nait à Paris, dans un milieu bourgeois et aisé. Orphelin de mère très jeune ( sept ans ) il étudie au collège des Jésuites Louis Legrand. A sa sortie du collège il se tourne vers la philosophie épicurienne, fondée sur l'apologie du plaisir et l'idée que la nature est bonne.

En 1716, ses écrits satiriques sur le Régent  lui valent l’exil...
Qu’importe il  récidive et est enfermé pour onze mois à la Bastille. A sa sortie de Prison François-Marie Arouet prend un nouveau nom : Voltaire mais reste suspect au yeux du pouvoir. Il est reçu à la Cour, mais une lettre de cachet l'envoie à la Bastille de nouveau. L’homme finit  s'exiler en Angleterre où il fait la découverte d’un régime de liberté. En 1734, ses Lettres philosophiques sont condamnées au feu et lui… à la Bastille. Il se réfugie alors en Lorraine, chez Madame de Châtelet.

De retour à Paris, Voltaire publie Le Mondain,
( poème qui prend à contre-pied les croyances, les valeurs religieuses qui fondent l'idée du bonheur sur l'austérité et le sacrifice. Avec fantaisie, humour et même un certain désir de provocation, il trace le portrait de son époque (âge de fer) qu'il représente comme l'âge des plaisirs et du luxe (positive).
Conséquence : les images de l'âge d'or sont dénigrées, dévalorisées car il célèbre son temps en s'attachant à ce qui fait son abondance et en représentant des satisfactions que ne renierait pas un bon vivant. Ainsi Le Mondain est un hymne à la vie et aux plaisirs
),
 qui fait scandale ; Voltaire est obligé à nouveau de s’exiler cette fois en Hollande.

Les premiers chapitres du Siècle de Louis XIV, publiés clandestinement, sont saisis. En 1744, il est rappelé à Paris, protégé par Madame de Pompadour et devient historiographe du roi de France. Il est élu à l'Académie Française en 1746 mais disgracié par Louis XV qui ne l'apprécie pas.

Voltaire se réfugie chez la duchesse du Maine et transpose dans Zadig (http://www.etudes-litteraires.com/voltaire-zadig.php ) ses mésaventures de courtisan. A Berlin, chez Frédéric II (où il constate que le despotisme éclairé est possible), il écrit Micromégas (1752).

Disgracié en 1753 il quitte précipitamment Berlin mais, indésirable en France, il doit chercher un asile. Ses moyens financiers important lui permettent de s'installer à Genève où il écrit en 1759, le Poème sur le désastre de Lisbonne et Candide  dans lequel il dénonce la bêtise humaine et l'absurdité du monde.  ( http://www.bacdefrancais.net/candide-voltaire.php )

De 1760 à 1778, Voltaire vit à Ferney, sur la frontière franco-suisse ; il correspond avec d'Alembert, Frédéric II et Diderot. En 1763, il écrit le Traité sur la tolérance (à propos de l'Affaire Calas http://www.histoire-pour-tous.fr/livres/67-essais/4670-voltaire-et-laffaire-calas-b-garnot.html). En 1778, il fait un retour triomphal à Paris.

En 1792, ses cendres sont transférées au Panthéon.

Voltaire avec Rousseau est sans doute le plus célèbre des philosophes des Lumières son œuvre, Son engagement pour combattre l'injustice va durer jusqu'à sa mort ( affaire Calas, de La Barre, réhabilitation posthume de Lally-Tollendal, affaires Morangiés, Monbailli, serfs du Mont-Jura). « Il faut dans cette vie combattre jusqu’au dernier moment », déclare-t-il en 1775.

Sa manière d’accepter la vie et d’affronter la mort, ses idées métaphysiques et son scepticisme, ses luttes passionnées au nom de l’humanité font de lui un homme d'exception. Dans ces écrits philosophique Voltaire n’apporte pas de réponses rassurantes, mais enseigne à douter, parce que c’est par le doute que l’on apprend à penser.  ) . Voltaire est considéré encore aujourd'hui comme " Le  " Philosophe des Lumières.

Inspiré par la doctrine de John Locke, Voltaire en tireligne directrice de sa morale : la tâche de L'homme est de prendre en main sa destinée, d’améliorer sa condition, d’assurer, d’embellir savie par la science,  les arts et par une bonne « police » des sociétés. Ainsi,  pas de vie commune sans une convention où chacun trouve son compte. C'est la justice qui assure cette convention car  bien que s'exprimant par des lois particulières à chaque pays elle reste universelle. Tous les hommes, qui sont raisonnables, peuvent en concevoir l'idée et surtout parce qu'ils sont capable de comprendre que ce qui est utile à la société est utile à l'homme. Le rôle de la morale, selon Voltaire, est de nous enseigner les principes de cette « police » et de nous accoutumer à les respecter.

(  Réalisé avec l'aide de Wikipédia et autres articles du net )

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