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Voici quelques-uns de mes poèmes en l'hommage à Fédérico Garcia Lorca, un des plus grands poètes espagnols du XX è siècle assassiné par les franquistes pour « être du parti des pauvres «, il y a aujourd'hui 80 ans ! Poète, tu ne mourras jamais !

Carmen Montet

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Poète (à Federico)

Poète, fais semblant de mourir et nous, pauvres vivants,

nous ferons semblant de vivre.

Poète maudit, proscrit, jalousé, assassiné, tu as toujours été le premier à

tomber sous les balles des dictateurs.

Mais tes poèmes, tes chants et tes pensées s’envolèrent comme grains de

blé, à travers les barreaux des prisons de l’horreur.

Et comme les colombes, vers l’horizon, répandant à tout vent la semence

de l’espérance de la rose invincible de la liberté,

Poète tu ne mourras jamais !

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Pensamientos

Si altas son las torres, si el camino es agua

Si altos son los montes, si fuego es la tierra

Si llantos son los cantos, si muertos son los vivos

Se podra nunca nada, a la luz des poeta…

 

Pensées

Si les tours sont invincibles , si le chemin est rivière

Si les monts sont inaccessibles, si feu est la terre

Si les chants sont pleurs, si les vivants sont morts

Aucune force n'arrête la lumière du poète .

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La mort de Féderico

Triste était la nuit de larmes,

De sang et d’armes,

Dans l’Espagne qui se battait.

Dans les cachots de Grenade,

Un maître, un poète et un torero,

Attendaient l’aurore maussade

Qui les conduirait au tombeau.

Dans les patios d’Andalousie,

Dans le silence de la nuit,

Autour d’un feu de camp

Veillaient quatre gitans

Et deux fusils.

Ils veillaient leur frère toréador,

En repoussant l’arrivée de l’aurore,

L’arrivée de la mort

En chantant leur douleur,

Ils veillaient leur ami l’instituteur,

Le maître qui dénonça l’horreur

Qui appela à résister,

Et à se battre pour la liberté .

Ils veillaient leur ami, le poète maudit,

Illustre en son temps,

Artiste, romancier, écrivain

Que l’on ferait payer de son sang,

Le droit d’être républicain !

Et dans ce silence de Grenade,

Aucun cri ne s’éleva haut

Pour protester contre les balles

Qui turent ta voix, Fédérico !

C’était l’Espagne entière qu’on assassinait

En fusillant ces trois lumières, ce matin triste d’été.

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Tag(s) : #Poésies

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