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Publié par P thevenin

Pas besoin de djidahistes pour perturber l'Euro. Les supporters font ça très bien eux-mêmes.

Le quotidien italien « Il Giornale » a offert à ses abonnés, comme supplément week-end, un exemplaire de « Mein Kampf » afin qu'ils puissent connaître le nazisme et mieux le critiquer. Un bouquin comme « Le journal d'Anne Frank » ne serait-il pas préférable pour comprendre et critiquer ? Certes, c'est moins sulfureux et donc moins vendeur...

Télérama : chanson (encore) : cette fois, il s'agit d'un certain Chevalrex. Deux courts extraits de l'article que lui consacre Valérie Lehoux :

« On songe aux musiques de films des seventies, à Biolay » (exact et c'est bien là le problème).

« Chevalrex sort des thèmes éculés, il dit la mort de l'enfance, le lien viscéral de deux frères (le sien chante et s'appelle Gontard » (comme si un ne suffisait pas!)), «l'étouffoir des vies cadrées. Il s'inscrit dans le fil non d'une pop métronomique" (ah, la pop, toujours la pop !) "mais d'une chanson française porteuse de sens. » Ils sont complètement nuls, ces chanteurs qui n'ont même pas pensé à parler du temps qui passe (et donc des jeunes années perdues), des fratries fusionnelles ni de l'émancipation ! Heureusement, il y a d'autres rubriques dans Télérama, le cinéma par exemple :

« PESHMERGA : Bernard-Henri Lévy ». Là, je vous livre l'article in extenso :

« De juillet à décembre 2015, Bernard-Henri Lévy a accompagné les combattants du Kurdistan irakien le long de la ligne de front de 1000 kilomètres où ils font face aux islamistes de Daech … Après son autoportrait risible en superhéros de la démocratie libyenne dans « Le Serment de Tobrouk » (2012), l'ex-nouveau philosophe a, pour rendre hommage au courage et à l'humanisme des peshmerga, le mérite d'être plus discret à l'écran. Mais sa voix est encore trop présente : sa lecture, souvent malhabile, d'un commentaire emphatique et clichetonneux sur la guerre, appauvrit les images impressionnantes, saisies par ses cameramen au coeur des batailles. La cause des peshmerga méritait mieux que ce long reportage sans nuances ».

Autre philosophe, autre combat : à défaut des peshmerga, l'Immortel Finkielkraut a épousé, quant à lui, la cause des vaches et il s'en explique dans « 28 minutes » sur ARTE : « J'ai une tendresse qui remonte à l'enfance pour, en effet, les gros mammifères … (les vaches) sont totalement placides, merveilleusement inoffensives. Elle ne font même pas de mal aux mouches importunes qu'elle ont sur leurs flancs. » Personne ne lui a dit que la queue des bovins était trop courte pour atteindre la plupart des insectes qui leur caressent le cuir ?

Et le chœur des vaches :

« Meuhmeuhmeuhmeuh ! Pauvre con ! ».

Aujourd'hui, décidément les philosophes sont à l'honneur dans nos coups de gueule : Mercredi dernier, les aspirants bacheliers série S (scientifique) ont planché, entre autres sujets proposés, sur « Travailler moins, est-ce vivre mieux ? ». Pour l'occasion, FRANCE 3 a demandé à Luc Ferry et à Raphaël Enthoven comment ils auraient traité ce sujet. Réponse de Ferry :

1° partie : travail = pénibilité.

2° partie : « Un homme qui ne travaille pas n'est pas simplement un homme pauvre parce qu'il a pas de revenu mais un pauvre homme parce qu'il ne se cultive pas. »

Il n'a même pas envisagé le cas d'un type payé 4499,04 euros mensuels par l'Université Paris VII, entre 2010 et 2011, qui n'aurait pas assuré une seule des 192 heures qu'il devait, prouvant qu'on peut être un pauvre homme sans être un homme pauvre et que le « travail » n'est pas forcément pénible.

Coups de gueule - P Thévenin

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