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Afficher l'image d'origineIl était une fois, dans une charmante prairie nommée le Val Blanc, tout près d'une montagne, une belle jeune fille qui gardait des moutons.

Il faisait très chaud et la demoiselle, bien que portant un adorable chapeau de paille décoré de cerises, s'était mise à l'abri sous un grand tilleul dont l'ombre la préservait des rayons du soleil !

Août avait succédé à juillet dans sa robe dorée. Le champ qui se déroulait devant elle et où paissaient agneaux et brebis débordait de fleurs. Aussi, pour s'occuper les avait -elle cueillies ainsi que quelques brins de paille et en avait-elle fait une magnifique couronne.

Vinrent à passer deux cavaliers. Voyant la belle dans le pré, ils descendirent de leur monture et s'approchèrent :

- N' ayez crainte ! Rassura le plus beau des deux et aussi le plus élégant.

- Je n'ai nulle crainte ! Sourit la jeune fille.

- Que faites-vous par cette chaleur ? Questionna le jeune homme.

- Comme vous voyez, je garde les moutons et je m'occupe en tressant une couronne !

-Me donnerez -vous cette couronne ? 

- Si vous la désirez ...

Et elle lui tendit la couronne. Le beau jeune homme la mit sur sa tête et demanda à son compagnon qui se nommait Sylvain, et était son écuyer, de le laisser. Ce que ce dernier fit.

Le jeune couple discuta alors une bonne heure de tout et de rien : des fleurs, des chansons, de la vie...mais ne parla ni famille ni origines. Soudain tout en haut de la colline apparut une jeune et mignonne paysanne :

- Mademoiselle c'est l’heure. Il vous faut renter !

- Oui Manon, je viens !

La jeune fille prit alors congé du beau cavalier.

- Gardez cette couronne avec vous ! lui dit le jeune garçon, je

viendrai la chercher demain .

Ils se quittèrent ainsi...

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Afficher l'image d'origineLe jeune homme repartit vers château royal car il était prince. Il retrouva son écuyer, qui l'attendait non loin et qui avait fait connaissance avec la jeune Manon. Le prince se confia à lui : il avait un rendez-vous le lendemain avec la jeune bergère. Sylvain demanda à l'accompagner pour revoir Manon.

Ainsi donc, le lendemain, les deux jeunes gens retournèrent dans la prairie mais il n'y avait pas de bergère, ni de paysanne, seul un petit berger était là et sifflotait dans un pipeau. Le prince demanda à

l'enfant :

- La jeune fille n'est pas là aujourd'hui ?

Le garçonnet répondit :

- Je ne sais pas de qui vous parlez ! Il n'y a que moi et les moutons, ici !

- Et Manon la petite paysanne, ne l'as-tu pas vue ? Questionna Sylvain.

L'enfant fit les yeux ronds et dit avec beaucoup d'aplomb :

- Je ne connais pas de Manon !

Malgré l'insistance du jeune homme, le gamin ne dit plus un mot et s'en alla plus loin garder ses moutons, laissant les deux jeunes hommes déconfits. Tout l'été le jeune prince et son écuyer revinrent au même endroit. Ils voyaient au loin le bambin mais point de jeune fille. Ils ne cessaient de penser à elle ! Mais le prince ne désarmait pas. 

Vint l'automne. Septembre passa, puis octobre avec ses couleurs merveilleuses... Toute la prairie et les bois étaient en feu mais en feu de lumière bien sûr ! Les violets, les pourpres, les jaunes, tout cela créait une féerie de couleurs !

Afficher l'image d'origineIl faisait si doux ce jour là... Notre jeune prince arriva dans cette nature luxuriante accompagné de Sylvain. Il aperçut une silhouette féminine et, laissant l'écuyer en arrière, partit à sa rencontre : c'était elle, la même jeune fille vêtue de couleur pourpre et violette dans une robe splendide, les cheveux sagement noués en nattes ravissantes sur la nuque :

- Mais où étiez-vous passée ? questionna t-il ? Je suis venu tous les jours depuis notre rencontre ?

La jeune fille qui tressait une couronne de bruyères, de feuilles rousses, et de lierre lui sourit :

- Je n'étais pas très loin mais je n'ai pu me libérer !

- Je ne sais même pas votre prénom !

- On m' appelle Fleurine !

– Comme ce nom vous va bien ! Moi je m'appelle Guillaume.

Ainsi ils parlèrent une bonne heure encore de tout et de rien sans se confier vraiment...Encore une fois la jeune Manon réapparut et s'écria du haut de la colline :

- Vite Mademoiselle , on vous attend, vous êtes en retard !

Sylvain entendant la voix de Manon grimpa allègrement la colline et salua avec beaucoup d'émotion la jene fille tout autant émue que lui. Ils échangèrent brièvement des paroles. Fleurine proposa à Guillaume de garder la seconde couronne. Cette fois le prince la prit :

– Faites- moi la promesse de revenir demain ! Implora-t-il

– Je ne fais aucune promesse ! Sourit Fleurine . Je ne le peux !

– Mais serez- vous là demain ?

- Les brebis et tout le troupeau doivent retourner aux étables car l'hiver arrive . Je ne peux rien vous garantir !

Le jeune homme attristé mais heureux d'avoir retrouvé celle pour qui son coeur battait si fort, lui remit une bague en gage de son amitié :

- Ainsi serez-vous obligée de revenir ici pour me la rendre ! Lui lança t -il. 

La jeune fille la prit, la mit à son doigt, et partit en courant dans le brouillard rejoindre Manon .

-Bah se dit Guillaume ! Je pourrai toujours la retrouver à présent je connais son nom, le nom de sa servante et l'endroit où elle vit !

Afficher l'image d'origineIl revint le lendemain avec la couronne accrochée à la selle , mais la demoiselle n'y était pas. De retour au château, il se rendit aux écuries, détacha le harnais et posa la couronne sur un muret, le temps de reconduire son cheval dans son box. L' âne du château voyant cette belle couronne si appétissante abandonnée sur le mur, crut qu'elle était pour lui, et la mangea goulûment.  Quand le prince ressortit, l'âne digérait tranquillement son « bon repas ». Le jeune homme furieux donna un coup de bâton à l'animal qui s'échappa en brayant, ne comprenant pas le courroux de son maître !  Tous les jours de novembre, le prince retourna avec son ami dans la prairie...en vain, point de Fleurine ni de Manon.

Alors Guillaume décida de faire des recherches pour retrouver la belle. Et se fit aider par son fidèle écuyer qui recherchait, lui, Manon . Guillaume n'avait pas dit à Fleurine qu'il était le fils du Roi pour ne pas l'effrayer ! Il envoya donc des messagers accompagnés de Sylvain à la recherche de la jeune bergère « Fleurine « qui vivait dans le Val Blanc au pied de la montagne .

Rien... ! Personne ne l'avait vue, ni ne la connaissait ! Le jeune pastoureau restait muet comme une carpe …Comme cela devenait curieux !

Mais le prince Guillaume ne se désespéra pas !

- Elle aime les saisons, la nature, elle doit avoir quelques secrets à garder ! J'attendrai ! Je la reverrai au prochain hiver.

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Suite et fin mercredi prochain...

Tag(s) : #contes et légendes

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