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L’esprit français

Les perruquiers sont généralement des gens habiles à manier la réclame.
En 1789, le perruquier patriote fit son apparition. Et comme la mode était aux vers, voici le quatrain que l’un d’eux fit placarder devant sa boutique :
« Au sort de la patrie où mon art s’intéresse
Que l’on me laisse faire, il n’est plus de débats
Je rase le Clergé, je peigne la Noblesse
Je m’accommode du Tiers-Etat »
C’était un programme d’union sacrée, du moins quant aux têtes !


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Après le dîner

Les Durapiat ont invité les Rapineau à dîner.
Après le départ de ces derniers, Mme Durapiat s’aperçoit avec douleur qu’ils ont fait largement honneur au repas.
- Il n’ont presque rien laissé, se lamenta-t-elle.
- Je leur avait pourtant bien dit de faire comme chez eux, répondit piteusement Monsieur Durapiat.

 

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Un déjeuner substantiel

Dans un restaurant où l’on joue de la musique…
Un consommateur :
- dix-huit francs, ce déjeuner ? Mais je n’ai eu que deux œufs sur le plat et une côtelette !
Le garçon, avec un gracieux sourire :
- Vous oubliez, monsieur, les trois morceaux de musique.

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Le neveu prodigue

Un gros industriel de Puteaux a recueilli chez lui un neveu qui n’aimant pas à s’embêter et menant une existence fastueuse, vient souvent le taper.
Un jour le neveu se présente à la caisse en l’absence de l’oncle. Le caissier n’ose prendre sur lui de lui remettre la somme assez considérable qu ‘il veut se faire verser, et, pour demander des instructions télégraphie à l’oncle :
«  Monsieur Gaston vient pour emprunter, puis-je marcher ? »
A quoi l’oncle répond également par télégramme :
«  Oui, mais sur la pointe des pieds »

Jeudi 12 octobre 1922 - Gabriel Timmory

 

Tag(s) : #Almanach Vermot

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