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Afficher l'image d'origineBarbarin : « Je veux dire que jamais, jamais, jamais … (ad libitum) je n'ai couvert le moindre acte de pédophilie ». Ça rappelle Giscard candidat à sa succession en 81, à propos de l'affaire des diamants de Bokassa qui lui a en grande partie barré la route de l'Élysée, ne cessant de répéter, même à ceux qui ne voulaient pas l'entendre qu'à toutes les accusations il opposait « un démenti catégorique et, j'ajoute, méprisant «. Ou encore, plus récemment, les dénégations de Cahuzac devant l'Assemblée Nationale. Mais revenons-en à l'archevêque qui poursuit, contredisant avec une candeur presque touchante sa litanie de « jamais » : « La majorité des faits, grâce à Dieu, est prescrite ». Grâce, surtout, aux victimes qui n'ont pas porté plainte sur le moment et aussi aux Monseigneurs qui se sont assis sur des accusations, dépourvues, selon eux, de tout fondement (c'est le cas de le dire). Là, on pense à Virenque, dans les Guignols, qui n'avait pas pris de substance illicite, et seulement en toute petite quantité. 

Afficher l'image d'origineInvité au « Grand Journal » de Canal + ( et là, il ne s'agit plus de marionnettes ), le Père Pierre Hervé Grosjean s'efforce de défendre la probité de Barbarin mais, avec une maladresse tout aussi pitoyable que celle de son supérieur, il en fait des tonnes dans le genre « noyer le poisson » : « Catholiques, engageons-nous ! » « Un appel à la générosité de la génération qui vient ». « Je viens avec la rage au ventre ». « Je pense à ces victimes trompées, blessées. Encore pire quand ça vient d'un prêtre ». Et il continue : « Madame, vous devez porter plainte parce que vous devez vous reconstruire ». « Pas de seconde chance possible, pas de prescription pour la souffrance ». Puis il cite Saint-Luc : « Malheur par qui le scandale arrive (le pauvre, il en perd son évangélique syntaxe!), malheur à celui qui blesse un de ces petits qui sont mes frères. Il vaudrait mieux qu'il soit jeté à la mer avec une meule de pierre autour du cou ». Mais il dit également : «Barbarin, on ne peut le suspecter de la moindre complaisance ». Si, néanmoins, l'affaire aboutissait à un procès, comme pourrait le dire notre ami Jean-Paul Clair, le Primat des Gaules pourrait être accusé d'avoir encouragé, tacitement, le primat de la gaule.

Afficher l'image d'origineLe gouvernement brésilien de Dilma Rousseff secoué par un scandale de corruption qui remonte aux années Lula (2003 – 2010), avec une équipe où Rousseff fut successivement ministre de l'Énergie, puis chef de cabinet du président. Les manifestants crient : « Rousseff , démission ! ». Dans la rue : ils n'ont donc pas de salon de l'agriculture ? Les faits : une banale histoire de pots-de-vin versés par Petrobras, le géant pétrolier du pays, et des entreprises du BTP, aux dirigeants pour obtenir des marchés. Il paraît que le fric aurait servi à financer des campagnes électorales et peut-être même à enrichir des élus et des patrons d'entreprises. Ce n'est pas chez nous qu'on verrait des choses pareilles ! Le plus grave, c'est que Rio accueille les JO dans quelques mois. Si la situation devient trop tendue, il faudra faire appel au Qatar pour remplacer le Brésil au pied levé. Là-bas, au moins, il n'y a jamais de mouvements « un peu sociaux ».

Afficher l'image d'origineAttentats de Bruxelles : on a eu droit à des JT spéciaux, avec les mêmes micro- trottoirs, les mêmes images, les cris, l'affolement, les blessés soignés sur le trottoir. Mais, sur FRANCE 3, un seul et unique expert en terrorisme, Claude Moniquet, parce que tous les autres devaient être à BFMTV ou I-télés.

Coups de gueule - Pierre Thévenin
Tag(s) : #Coups de gueule de P.Thévenin

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