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Publié par C Montet

Afficher l'image d'origineLe père Noël a fini sa grande distribution. Grâce à l'aide de ses lutins, il a pu satisfaire tous les enfants et tous les adultes. La nuit a été très longue et jusqu'au petit matin du 25 décembre, il sillonnait encore les routes du monde pour n'oublier personne...

Il fit une halte dans une petite isba en Russie pour se reposer avec tout son équipage. Pour ne pas être reconnu, il avait quitté son manteau rouge et l'avait troqué contre un grand manteau de fourrure et une chapka comme c'est la tradition dans ce pays... 

Comme sévissait une tempête de neige, et qu’il n'y avait aucune visibilité pour le traîneau, les hôtes de l’isba proposèrent à leurs invités, rennes et Père Noël de rester deux jours  encore : le temps que la tempête se calme. Ces derniers acceptèrent l’invitation et profitèrent de ces deux journées pour bien manger, jouer, rire et beaucoup chanter avec les habitants de l'isba et avec les paysans du petit village. Puis le 28 décembre au matin, le père Noël décida de partir, bien que la tempête redoublât de violence :

- Restez avec nous ! Dit l'aubergiste de l'isba ! C'est dangereux de sortir ! Les loups  ne sont pas très loin et vous ne pourrez jamais retrouver votre chemin !

- Il faut que je retourne chez moi,  ma femme va s'inquiéter ! Il me faudrait l’avertir.

- Hélas ! (dit l’aubergiste), nous n'avons aucun moyen pour la prévenir : pas de téléphone, nous sommes trop loin de tout ….

- Ne vous en faites pas ! Tout ira bien ! Mes rennes se sont bien reposés à présent, et connaissent par cœur le chemin ! Nous  éviterons les loups. Mes rennes  étaient épuisés et ils n'auraient pas pu repartir sans votre générosité ! Merci de les avoir si bien installés dans votre étable et merci pour leur avoir donné à manger  !…

Après des embrassades et des « Au revoir » chaleureux, le père Noël prit congé de ses amis en leur offrant de magnifiques cadeaux et grimpa promptement sur le traîneau. Les  Lutins s'installèrent derrière, au chaud,  sous des couvertures !

– oh ! Oh ! En avant ! Mes Rennes : Sido, Rémi, Domi, Solla !

Afficher l'image d'origineEt dans un brouillard de poudreuse blanche, le traîneau partit et, un bon kilomètre plus loin, il s'envola dans le ciel au-dessus des montagnes de Russie. Il survolait la Suède, quand tout à coup, un vent violent détourna le traîneau et le poussa  non pas vers  le Nord, sa destination, mais vers l'ouest, vers la mer.

Les rennes, épuisés, ne voyaient plus rien ….Le traîneau s'alourdissait du poids de la neige qui tombait sans cesse depuis des heures. Dessous c'était la mer froide, noire : l'océan arctique....

Le père Noël  et tout l'équipage du traîneau s’affolaient quand d’un coup les rennes aperçurent  enfin une île. Une lumière dans le brouillard et, après une belle manœuvre d’atterrissage, ils se posèrent.

- Ouf ! S'exclama le Père Noël ! On l'a échappé belle !

- Ah ça oui alors ! Acquiescèrent les  trois lutins : Sylver, Selva et Sylvestre.

Mais où étaient- ils ? Le traîneau s’approcha d'une maisonnette dorée où brillait une lumière. Le père Noël frappa trois coups. Personne ne répondit mais la porte s'ouvrit doucement. Le père Noël pensa qu'on venait de lui ouvrir la porte et pénétra  à l'intérieur :

- Madame Monsieur ! Personne… Alors il cria ! Il n'y a vraiment personne ?

  »Personne « ! Il fit le tour de la maison. Tout était prêt pour le repas : la soupe fumait  sous un  feu de bois, le gigot cuisait  doucement dans le four, les  pommes de terre toutes chaudes étaient déjà préparées ainsi que  le pain, le fromage et la salade. La bouteille de vin était  même ouverte et raisins secs et noix s’étalaient dans une belle assiette dorée ! Il y avait six plats sur la belle table,  six serviettes rouges, six couverts, six chaises avec six coussins rouges !…Le père Noël appela ses lutins :

- Que fait- on ?  leur demanda-t-il .

- Ces personnes vont venir . Elles ne sont pas loin. Attendons- les et demandons-leur l'hospitalité ! Proposa Sylvain

- Oui !  dit Père Noël ! Attendons !

- Et les rennes ? Questionna Sylvestre.

- J'ai vu près de la maison une bergerie (dit Sylver le plus jeune des lutins ). Menons-les et donnons-leur à manger : il y a de quoi nourrir un troupeau de rennes, là-bas ! Nous rembourserons nos hôtes !

Afficher l'image d'origineAinsi fut fait et les rennes trouvèrent refuge. De retour dans la maisonnette, le Père Noël  et les trois lutins avaient grand faim.

- Voyons un peu cette soupe !  proposa le père Noël au bout d'une heure d'attente. Et ils se servirent de la soupe aux légumes, du bon vin, et découpèrent le gigot qu'ils accompagnèrent de pommes de terre, de salade, de fromage et de fruits secs. Epuisés ils trouvèrent à l'étage des paillasses  pour se reposer et s'endormirent  profondément… Le lendemain matin s’annonçait comme une journée merveilleuse : le soleil brillait. Le père  Noël  et ses lutins partagèrent un bon petit déjeuner avec les produits trouvés dans  la maison.

- C'est étrange, tout de même ! Dit le père Noël ! Ils ne sont pas venus, les gens de cette maison !

- J'espère qu'il ne leur est rien arrivé ! Dit Sylver

- Oui !  insista Sylvain ! On ne peut pas partir comme cela après s’être bien restaurés ! Peut -être que ces gens ont besoin de nous ? 

Afficher l'image d'origineAlors Noël attela le traîneau et, avec ses lutins, partit sur les routes où la neige avait fondu bien vite ...Ils approchèrent d'un village. Ils frappèrent aux portes et demandèrent où étaient les habitants de la maisonnette dorée, à côté du lac gelé. Tous les habitants les regardèrent étonnés puis effrayés :

- Il n'y a pas de maison dorée  près du lac ! En tout cas il n'y en a plus ! Depuis qu'elle a brûlé voilà bien longtemps ! Partez ! Partez, vous n'êtes pas les bienvenus ici !

Le père Noël et les lutins  interloqués firent alors demi-tour  et reprirent la route pour la maison dorée. Arrivés près du lac, la maison s'était envolée !

Le père Noël très perturbé tout comme Sylver, Sylvain et Sylvestre ne savaient plus que penser, quand une vieille dame s'approcha du traîneau :

- Je ne suis pas fou ! lui dit le père Noël ! Il y avait une maison ici, hier dans la nuit ! - Oui !  dit la dame. Il  y a toujours une maison ouverte pour ceux qui sont sincères et  charitables : une maison où ils peuvent toujours trouver refuge en cas de  besoin !

La vieille dame  sourit  au Père Noël et disparut au loin. Rassurés et confiants le Père Noël et ses lutins repartirent d'un trait dans le ciel…      

Père Noël ne sut jamais  toute la vérité  sur cette maison et  il ne chercha pas à la connaître, laissant à la magie de Noël l'explication de ce mystère ! Mais il fut tout heureux de retrouver Mère Noël,  ses frères, Cadet et Benjamin, et leurs familles. Quant aux trois lutins, ils racontèrent à leurs enfants et à leurs épouses « l'extraordinaire retour en Laponie du père Noël «. 

Carmen Montet - Le difficile retour du Père Noël en Laponie

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