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Publié par elsapopin

La chasse était autrefois une des principales études des gentilshommes. Elle entrait dans leur éducation ; on se glorifiait presque de ne savoir ni lire ni écrire ; on eût rougi de ne pas être un chasseur renommé. Légendes et chroniques s’accordent toutes sur ce point et ne cessent de dire qu’un chevalier n’est parfait que lorsqu’il sait lancer le cerf, donner du cor au seigneur sur les terres duquel on chasse et entendre le langage des chiens.

Ce n’est que sous Saint Louis qu’on voit des concessions de vénerie faites aux bourgeois, à charge de donner au seigneur, sur les terres de qui on chassait, le cuissot de la bête prise.

Cette passion était portée jusqu’à la frénésie chez quelques-uns de nos rois. Louis XI était un de ceux qui ont le plus sacrifié à ses équipages de fauconnerie et de chiens ; des impôts énormes pesaient sur le peuple pour leur entretien.

 C’était le seul plaisir qu’il voulut se procurer, mais il le poussait  jusqu’à l’excès. Lors de sa dernière maladie, alors qu’il se trouvait au Plessy-les-Tours, on réunit les plus gros rats et on les fit chasser dans les appartements par les chats, pour l’amuser.

Catherine de Médicis monta à cheval et chassa jusqu’à l’âge de soixante ans, et Henri II aimait tellement une race de petits chiens de Lyon qu’il avait en sa faveur, qu’il en portait toujours deux ou trois suspendus à une écharpe.

Lorsqu’un prince faisait une partie de chasse, elle avait le même éclat qu’un tournoi. Publiée quelque temps à l'avance, les seigneurs vassaux s’y rendaient avec tous leurs gens. Les dames elles-mêmes prenaient grand plaisir à voir lancer le cerf ; la chasse au faucon était pour ainsi dire leur apanage. Et il n’y avait point de suzeraine qui n’eût son émerillon ou son étournel sur son poignet.

Almanach Vermot 1938 : La passion de la Chasse ( rois et reines )
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