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Publié par elsapopin

Nous sommes soulevés par un violent dégoût quand on nous dit que certains parias de l’Hindoustan se nourrissent volontiers de vautours et de milans avancés ; que les Noirs de régions africaines n’aiment que la viande en putréfaction ou que les Lapons, non contents d’absorber des poissons avariés, arrosent leur viande crue d’un jus qui n’est autre que de la fiente de buffle.

N’empêche que, pour notre part, nous nous montrons friands du faisan quand les vers se disposent à nous le disputer…

Nous nous bouchons le nez quand nous voyons en Extrême-Orient manger des œufs pourris, mais quant à ceux-ci, par contre, ils ont l’odorat particulièrement choqué par les fromages dont nous faisons notre régal. Et, il n’y a pas si longtemps que ça, les procédés civilisés n’avaient pas grand-chose à envier aux procédés lapons ou africains.

Sans parler des gruyères qu’une vieille coutume faisait arroser méthodiquement d’urine de vache, il y avait certains Hollande dont la préparation n’était pas des plus ragoûtantes  si l’on en croit une recette publiée  jadis par «  l’Industrie laitière «, revue consacrée aux intérêts agricoles :

" Dans le Texel, on attache de petits sacs de toile sous la queue des moutons pour retenir les crottes de ces animaux. On prend celles-ci quand elles sont encore fraîches, on les met dans un sac ou un linge qu’on plonge dans le lait nouvellement trait. Quand les crottes sont bien humectées, on presse le sac avec les mains de manière à teindre fortement le lait en vert. On met ensuite en  présure, suivant, pour le reste, les procédés usités en Hollande. Si l’on emploie la méthode de Brie, on obtient, après avoir exprimé dans  le lait les crottes de mouton, une espèce de fromage d’un goût tout particulier que les fins gourmets estiment du plus agréable. " 

 

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