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Publié par Tevenin pierre

Lundi 1erjanvier : sur La Chaîne parlementaire : « Une femme à abattre », un film sur la Russie de Poutine et la Tchétchénie de sa marionnette Kadyrov. Une fiction mais qui a pour point de départ un fait tragiquement réel : l'assassinat de la journaliste d'opposition Anna Politkovskaïa en octobre 2006. Un autre journaliste russe, installé à Paris, anti-Kremlin également, se rend à ses funérailles et disparaît. Sa compagne française part à sa recherche et, apès mille et une péripéties qui lui font frôler, à elle aussi, sa dernière heure, ne

retrouvera que son cadavre. Anna Politkovskaïa travaillait sur la Tchéchénie.  Il ne fait aucun doute que cette histoire rend compte de la réalité de ces deux pays frères : enlèvements et exécutions en pleine rue, tabassages par les nervis et autres joyeusetés du même tonneau. Et, à propos de tonneau, le gros plein de vodka viendra nous raconter que ces deux dirigeants, avec lesquels il est comme cul et chemise (sans que l'on sache qui est le cul et qui la chemise mais qu'importe), sont de grands démocrates. La preuve, dit-il, c'est que Poutine-Medvedev est à chaque fois réélu haut la main. 

Pour la prochaine fois, afin d'être encore mieux élu, ledit Poutine a rendu son opposant Alexeï Navalny inéligible jusqu'en 2028, sous prétexte que celui-ci a été accusé de détournement de fonds. Une accusation démentie par l'intéressé. Et encore, il n'a pas à se plaindre. Il aurait aussi bien pu subir le même sort qu'Anna Politkovskaïa et les autres journalistes assassinés (5 en tout depuis que le pouvoir actuel est en place, sans compter les tentatives ratées). 

Gallimard devait-il rééditer (on a appris qu'il renonçait) les écrits antisémites de Céline (« Bagatelle pour un massacre », « L'école des cadavres » et « Les beaux draps », publiés entre 1937 et 1941) ? Pour son chiffre d'affaires, certainement. 

 

Autre ouvrage qui fait polémique : « Fire and fury : Inside the Trump White House », de Michael Wolff. On y apprend, entre autres, que dès 18 heures 30, le président d'opérette s'enferme dans sa chambre avec un cheeseburger et regarde les télés (il en a trois!), que l'arrière-petit-fils de clandestin, prénommé également Donald, aurait rencontré une avocate russe pendant la campagne électorale et qu'en fait le petit-fils ne voulait pas être président des États-Unis. Qu'est-ce qui l'oblige à le rester ? Pas les juges en tout cas. 

L'autre jour, sur FRANCE INTER, je suis tombé sur un concert de Biolay. J'ai entendu, notamment, « La garçonnière » :

« Allongez-vous

Enlevez presque tout

Secouez vos bijoux …

Penchez-vous

Relevez vos froufrous

Ne faites pas la moue » :

Un vrai dictionnaire de rimes ( pauvres ), ce type !

Et si on parlait de chanson, pour changer ? Dans la dernière livraison de la revue HEXAGONE, 8 chanteurs et chanteuses sont interviewés sur le trac, sur la préparation d'avant concert, sur les rappels … À propos de ces derniers, on trouve une citation de Desproges : « Il y a une coutume du spectacle qui me gonfle singulièrement , c'est les rappels.

C'est totalement absurde, les rappels. Enfin, écoutez, dans la vie normale, dans la vie courante, quand un mec a fini son boulot, qu'est-ce qu'il fait ? Il ne revient pas, il dit au revoir et il s'en va … Enfin, on n'imagine pas un plombier re-sonnant à la porte, après avoir réparé une fuite, juste pour refiler un petit coup de clé de douze ... ». Je suis d'accord avec lui. La tradition des rappels repose sur un double malentendu : l'artiste en a marre et voudrait bien se reposer mais, croyant que le public en veut encore, il se plie. De l'autre côté, les spectateurs, qui aimeraient bien, eux aussi, aller se coucher, ne veulent pas vexer le chanteur et en redemandent. Brel ne sacrfiait jamais à cette coutume (sauf, je crois, lors de son denier concert ).

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