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Publié par elsapopin

Ces derniers jours, j'ai coupé la radio - la télé ça fait longtemps - j'ai lu beaucoup d'articles médicaux sur les épidémies et au final en y regardant bien je me suis rendu compte d'une simple chose : en un mois 200 000 personnes sont mortes dans le monde du Covid 19, d'infections respiratoires aiguës. Or, chaque année dans le monde 4,5 millions de personnes meurent de ces infections pulmonaires aiguës. La pneumonie tue un enfant dans le monde toute les 39 secondes... Faites le calcul pour un mois (ne cherchez pas, ça fait 66 000). Le cancer, durant le mois de mars, a tué en moyenne 500 personnes par jour et les maladies cardio-vasculaires ... 410. Quant à la faim dans le monde, c'est 750 000 en un mois ( et je ne parle pas des guerres qui continuent malgré le Covid), donc si on met tout cela en perspective, je me rends compte que le Covid 19 n'est pas ce grand méchant virus qui tue à tout va (3% à 5 % de létalité contre 40 à 50 voir 60 pour l'Ebola ou la peste), même si, dans les formes sévères, il ne laisse que peu chance aux malades (1 sur 2 sort de réa).

 Ce qui nous arrive là est donc dû en réalité, d'une part au fait de sa très grande contagiosité (2,6 %) qui fait que les cas graves, même si ce n'est que 20% et sur ces 20 % seulement 20 % vont en réa et seulement 20% ont une issue fatale (chiffres et pourcentage info-covid .gouv) se retrouvent tous en même temps à l'hosto et comme depuis 25 ans (création de l'ARS), les gouvernements successifs ont démembré l’hôpital public (ça coûte et ça ne rapporte pas)  : 100 000 lits en moins, sans compter le manque de matériel et de soignants (normal... puisque payés au lance-pierre :  un infirmier en réa c'est 1400-1500 euros mois), on se retrouve démunis face à un "accident" médical de grande ampleur et cela quel qu'il soit (imaginez un Tchernobyl en France ou un tsunami ou séisme rien ne peut dire qu'on soit à l'abri). À cela s'ajoute l’extrême arrogance de nos dirigeants qui se sont persuadés que les épidémies comme les tsunamis, les accidents radioactifs, tout ça ne pouvait pas arriver chez nous  (et nous-mêmes, nous nous en sommes convaincus) et donc ils n'ont rien prévu en cas d'accident épidémiologique. Résultat : pas de plan sanitaire d'urgence, pas de masques, pas de gel, pas de matériel, pas de réa suffisante... (alors imaginons une seule seconde que ce fut un virus de la virulence de l'ebola ou de la peste... nous serions tous morts !). Et pour couronner le tout, c'est le grand chacun pour soi des nations et de l'Europe en particulier ! 

Or, voilà qu'un petit virus venu d'Asie nous met le monde entier à l’arrêt simplement parce que rien n'a été prévu pour le contrer au moins au minimum (masques, gel, matériels sanitaires  car évidemment qui dit virus nouveau dit pas de vaccins, pas de traitements. Et même si certains trouvent un traitement, il faut d'abord que ce dernier (alors qu'il y a urgence et que des gens meurent) soit passé par toute une série de tests avant d’être validé (entre 2 ou plusieurs mois voire années) d’où ce grand n'importe quoi où certains confinent, d'autres pas, disent rouge puis après disent bleu... bref, personne ne s'accorde sur une vraie politique. Pas de vraie ligne de conduite bien définie. Soit parce que personne ne veut en prendre la responsabilité (même les toubibs s'opposent et avec virulence), soit parce qu'hélas il n'y a tout simplement pas les moyens sanitaires de faire quoi que ce soit sinon d’essayer des choses et de voir ce qui arrive au risque de les aggraver. Chez nous, cela conduit à la politique du pire : l'incertitude sur l'avenir, le confinement, la répression, la peur panique, la haine, l'euthanasie par manque de moyens et de soins... l'horreur au quotidien scandée en boucle par les journalistes, les médecins, les politiques comme si'l n'y avait plus que le Covid sur Terre qui tuait ! Et l’indécence suprême : un reportage sur les derniers instants d'un patient en réa (BFMTV) qui m'a été rapporté par une amie effondrée par tant de cynisme. (jusqu’où n'irait-on pas pour faire le buzz !!!)

Donc, sachant que ce virus n'est pas très virulent mais très contagieux, comment faire pour s'en défaire ? Il ne reste qu'une seule solution, l'immunité grégaire et à fortiori donc la sélection naturelle (les plus forts passent, les plus faibles trépassent) qui nous apparaît terrible parce que là aussi on s'était convaincu d'une quasi immortalité ou quasi immunité face aux maladies (c'est toujours sur l'autre que ça tombe) et donc accepter que certains ne s'en sortiront pas est très difficile, pour les autres comme pour soi.

En 1918, la grippe espagnole (qui n'avait ni médias ni réseaux sociaux pour en parler à longueur de jour) a tué entre 30 millions et 100 millions (données plus récentes) de personnes dans le monde. Je tairai le nombre de morts des différentes guerres (et contre une guerre, vous imaginez l'hôpital ! ? ... il faudrait multiplier par cent, voire par mille, les moyens pour sauver tout ceux qui pourraient l’être  !!! ). Les grippes asiatiques de 1957 et 1968 ont tué respectivement 20 000 et 70 000 Français sans qu'à l'époque ça fasse un tollé !

Alors pourquoi le Covid-19 fait t-il autant parler de lui ? Pourquoi nous foutre la peur au ventre, nous confiner encore et encore alors que d'aucuns disent que ce virus est moins virulent que ceux de 57 et 68 ? On a là, d'un côté, ce sentiment de quasi  "immunité / immortalité" qui fait qu'on se sent démuni tant on s'était persuadé que les épidémies c'était bon pour les pays en voie de développement (mais pas pour chez nous) et, de l'autre, cette monstrueuse  orchestration journalistique et médicale de la pandémie (on compte les morts journaliers, je trouve cela personnellement indécent, le Covid est le seul sujet traité dans les médias) qui nous pousse à croire que l'apocalypse s'est abattu sur la Terre et nous transforme en toutous apeurés prêts à croire et à accepter tout et n'importe quoi par peur d'être dévorés par le grand méchant Covid 19. S'il n'y avait pas de médias, de réseaux sociaux, si personne n'en avait parlé à outrance, le Covid 19 n'aurait été qu'une pandémie de plus dans l'histoire de l'humanité.

Pour finir je dirais qu'on peut en limiter l'impact sans pour autant confiner à tout va : en protégeant les plus faibles, non pas en les isolant ou en les confinant de force, mais en leur donnant les outils pour se prémunir au mieux de ce virus (masques, gels, contrôles médicaux, soutien familial). En recensant au mieux les malades et en les isolant le temps de leur contagion (là, on les isole chez eux avec leur famille et certains vont au travail) et en traitant les cas les plus sévères. Encore faudrait-il,  et la vérité est bien là, hélas, en avoir les moyens ! C'est bien l'absence de moyens sanitaires qui a poussé notre gouvernement comme celui de certains pays riches (pour les autres - pays asiatiques  - bizarrement ils ont masques, gels et utilisent les médicaments à leur portée et ne s'en sortent pas trop mal, faut dire qu'ils savent, eux, que les épidémies, ça existe et ça tue ...) à nous confiner puisque RIEN n'a été prévu pour parer à ce genre d'accident sanitaire, pas même à l’hôpital. (On a les meilleurs médecins mais ils n'ont pas les outils pour soigner !)  

Pour sortir de cette crise sanitaire, dont les remèdes vont finir par être pires que le mal (séquelles psychologiques à terme, patients qui ne se font plus soigner, économie à la ramasse, lois liberticides mises en place... etc),  il faut juste accepter que nous sommes mortels et que oui, l'on peut mourir du Covid, comme l'on meurt de la faim, de la grippe, du cancer ou en traversant la rue ! Car, si aujourd'hui on confine des millions de personnes pour un Covid 19 qui n'a que 3 à 4 % de létalité (et qui va devenir peut-être saisonnier) que fera-t-on pour Ebola ? Ou la Peste, dont la létalité est de 50% en moyenne ?  (Ebola tue en quelques jours, la Peste en 24 heures dans les cas les plus sévères).

Ainsi donc, le Covid 19 nous ramène à considérer la vie avec plus d'humilité et à nous rappeler que l'homme est fragile (et en aucun cas immortel), que le monde est dangereux pour tous et que vivre, c'est accepter de prendre un risque !

Elsapopin (ceci n'engage que moi bien sûr)


 

Allez, ne nous fâchons pas et sourions un peu avec les vignettes vachardes de l'actu de la semaine 

 

 

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